1. Accueil
  2. Escales
  3. Robinson Island
Escale
Chili
Robinson Island
L'escale en quelques chiffres
9 neuvième escale
72 enfants accueillis à bord
110 invités officiels
Robinson Island Août 2018

L'Ile de toutes les légendes

Escale du 3 au 10 août 2018

Parti le 31 juillet dernier de Talcahuano, premier port militaire, industriel et de pêche du Chili, après un mois d’escale, Race for Water a entamé sa Transpacifique. Le premier ralliement de cette traversée l’a conduit à s’amarrer sur une île mythique : celle de Robinson Crusoe située à 700 kilomètres des côtes chiliennes dans l’archipel de Juan Fernandez. Dix jours d’escale ont marqué l’équipage du bateau ambassadeur de la Fondation Race for Water. Bilan.

Une île mythique

« Isolée, la petite communauté de 800 habitants vit à flanc de montagne sur une île qu’on imagine très bien comme décor d’un film sur les dinosaures », témoigne Annabelle Boudinot, second capitaine du navire avant de poursuivre : « La nature ici, est belle et unique. Avec des espèces de plantes spécifiques à l’île, grandes et luxuriantes. D’ailleurs le parc national qui englobe la forêt native est reconnu au patrimoine mondial de l’Unesco. Ils ont également développé des aires marines protégés, dont bénéficient les otaries qui ont re-colonisé les plages du sud de l’île. Notamment l’espèce locale : l’otarie à deux fourrures qui est passée de quasi-extinction, 40 spécimens dans les années 60, à plusieurs milliers aujourd’hui. Démontrant aux locaux l’importance et l’efficacité de mesures destinées à la protection de l’environnement. »

Sur cette 9ème escale de la Race for Water Odyssée, 110 personnes ont été accueillies à bord, dont 72 scolaires sur les 147 que compte le collège insulaire.  Ce groupe d’étudiants est en charge d’apprendre comment préserver les océans et de sensibiliser les autres élèves. Il s’agit du projet sentinelle des Océans. Une vidéo lors de son passage à bord a été réalisée pour pouvoir partager la visite du bateau avec l’ensemble des habitants de l’île.

Visite et nettoyage des plages du sud dimanche 5 août

Annabelle :  » Accompagnés de Felipe Paredes, correspondant pour National Géographique sur l’île, nous sommes allés visiter les plages du sud de l’île qui sont les plus affectées par les déchets flottants étant donné la configuration des courants marins. Nous avons visité la plage Arenal et la plage de la baie del Padre. Nous y avons ramassé plusieurs kilos de déchets, notamment des restes de filets de pêche. Nous avons également pu constater que les otaries aiment jouer avec ses déchets qui peuvent malheureusement les blesser. Il arrive que des morceaux de filets se coincent autour de leur cou ; et lorsqu’elles grandissent, ces otaries meurent étranglées. Nous avons pu secourir l’une d’entre elle, grâce à Felipe qui a réussi à isoler l’otarie, la maintenir et enlever la corde qui l’étranglait.  »


EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Gestion des déchets 

Le principe sur l’île jusqu’à présent était l’enfouissement des déchets avec tout de même une tentative de tri de l’aluminium, du plastique et du verre. Durant les dernières années, plusieurs initiatives ont été mises en place : distribution de composteurs aux foyers de l’île, installation de « points propres » proposant des poubelles de tri. Malheureusement depuis plusieurs mois, les déchets triés (aluminium, plastique, verre, cartons) ne sont plus ramenés sur le continent. Ils sont accumulés sur l’île en espérant que la situation se débloque. En outre, un travail de sensibilisation reste à faire puisqu’à ce jour, 90% des foyers ne trient pas leurs poubelles.

« Aujourd’hui, la déforestation du terrain dans le but d’enfouir les déchets est trop importante entraînant des glissements de terrain, qui révèle les ordures enfouies. La commune tente de replanter pour fixer à nouveau le terrain, mais cela prend du temps… A la déchetterie nous avons pu constater des déchets qui brûlent continuellement à ciel ouvert. La présence de déchets organiques et recyclables prouvent que le tri et le compost est loin d’être dans les habitudes locales. Et les bacs contenant le verre s’accumulent sans solutions ».

Annabelle Boudinot, Second Capitaine

L’île génère 325 tonnes de déchets par an : 20% sont recyclables et 15% sont des plastiques. Lors de la venue de Race for Water, il a été facile de réunir autour de la table les différents acteurs et d’échanger sur des données chiffrées qui ont permis tant à Marco Simeoni, président de la Fondation Race for Water, qu’à Olivier Lepez de la société partenaire ETIA, de réaliser une pré-étude pour voir si l’implantation de la machine de pyrolyse à haute-température conçue pour transformer les déchets plastiques en électricité, serait opportune. Il en ressort que, sur 15 ans, la machine permettrait de maintenir le coût de l’électricité actuel, tout en traitant l’intégralité des déchets plastiques solides de l’île. Le fonctionnement de la machine permettrait de générer 5% des besoins électriques de l’île. A suivre…

Les différentes institutions de l’ile ont également profité de la présence de Race for Water pour échanger et partager leur problématique liée au tourisme. Si actuellement, 1200 touristes profitent de l’île chaque année, les locaux souhaiteraient en augmenter un peu le volume, mais surtout développer un tourisme sélectif et durable. Quelques idées ont été évoquées dans ce sens comme la mise en place d’une taxe déchets permettant de traiter les déchets générés par le tourisme, ou encore d’une consigne sur les emballages recyclables pour qu’ils soient rapportés aux commerçants, et enfin la mise à disposition de fontaine d’eau associée à la vente de gourdes réutilisables.

Force est de constater, à l’heure de quitter cette terre isolée, que la volonté d’évoluer et d’apprendre est omniprésente. Notre visite a apporté beaucoup d’espoirs ; à nous tous de les aider à les concrétiser et à faire bouger les lignes.

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Bilan Robinson Island
Télécharger le PDF
Vous avez apprécié cet article ? partagez-le !

Aidez-nous à combattre la pollution plastique des océans !

Faites un don et rejoignez l’un de nos programme
Nous soutenir

Nos partenaires

Partenaire principal
Partenaires officiels