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En direct du bord - Fondation 3 février 2018

La trace qu'on laisse

A chaque départ, nous nous posons la question de la trace que nous avons laissée. Pour y répondre, nous avons questionné deux de nos rencontres guadeloupéennes.

En arrivant sur une île ou à terre, les équipes de la Race for Water Odyssée déploient leur énergie, sensibilisent les jeunes, reçoivent les acteurs locaux. Avec l’objectif premier d’ouvrir la discussion autour de la pollution plastique des océans, le rôle de ces escales est ensuite de promouvoir des solutions adaptées au contexte local afin d’empêcher les plastiques d’atteindre les océans. Mais une fois les amarres larguées, qu’en reste-t-il ?

« Tout ce que je souhaite dire et bien que ça puisse paraître publicitaire… c’est merci, merci beaucoup Race For Water », dit Soazig Lemoine, chercheure en écotoxicologie marine à l’Université des Antilles en Guadeloupe. Rencontrée en septembre lors de la venue des scientifiques du projet d’étude Ephemare, cette dernière avait aidé les équipes venues de France et d’Italie en offrant une place de stockage dans ses laboratoires. De plus, connaissant parfaitement le milieu marin guadeloupéen, la scientifique était montée à bord du navire afin d’aider les chercheurs à faire leurs prélèvements.

En septembre 2017, 6 scientifiques sont venus à bord pour étudier les effets de la pollution plastique en Guadeloupe

 

« Sans les équipes de Bordeaux, je n’aurais jamais pu imaginer réaliser une telle étude car je n’en ai pas les ressources humaines nécessaires. Ici je suis la seule scientifique à travailler sur la contamination d’organismes par des polluants marins », explique Soazig. Emue de cette rencontre, elle souhaite poursuivre la collaboration et attend les résultats de l’étude avec impatiente. « J’espère qu’une fois les études publiées, je pourrai inviter l’équipe d’Ephemare à Pointe-à-Pitre afin de restituer les résultats de la Guadeloupe à ses habitants. » Encore en contact réguliers avec l’équipe d’écotoxicologie de Bordeaux, les deux entités semblent effectivement vouloir continuer à collaborer afin de mieux comprendre l’impact de la pollution et des plastiques en Guadeloupe.

Pour Philippe Wattiau, chef de la mission développement durable et évaluation environnementale à la DEAL[1] , ayant organisé un workshop sur l’économie circulaire à bord du navire : « la démarche adoptée par la Fondation, en accueillant des publics à bord, en sensibilisant des jeunes ainsi qu’en mettant en avant le fait que des solutions existent, est très pertinente ». Attestant travailler de la même manière, ce dernier a souhaité utiliser le navire comme lieu d’accueil afin de réunir multiples acteurs locaux.

Un workshop sur l’économie circulaire, organisé par Philippe Wattiau

 

« Mon objectif est de créer des synergies entre eux et de mener à bien des projets concrets basé sur des modèles d’économies circulaires. » Un concept valorisant au mieux les ressources disponibles en imaginant les déchets des uns comme pouvant être la matière première des autres. « C’est exactement ce qu’imagine Race For Water. », dit Philippe Wattiau. Pour citer un exemple concret en cours de réalisation, la DEAL a mis en relation une blanchisserie sur la zone industrielle de Jarry à Pointe-à-Pitre, avec son entreprise voisine, une cimenterie. La blanchisserie, en forte demande de chaleur pourrait bénéficier de la chaleur émise en masse par la cimenterie, une collaboration aux profits environnementaux et économiques intéressants pour ces deux entités. « J’aimerais noter la force que possède Marco Simeoni, j’admire cet homme dont les convictions le mènent à agir. A ma mesure, j’essaie de le faire au mieux. C’est un homme qui a compris qu’il est impossible de se développer au détriment des autres et que l’on ne peut vivre avec des gens malheureux autour de soi. », conclut Philippe Wattiau.

Tes témoignages poignant pour un équipage plus motivé que jamais

 

Galvanisées par de tels témoignages, les équipes de la Race For Water Odyssée repartent plus motivées que jamais. C’est en collaboration avec des acteurs locaux, par la force de conviction et l’envie d’action de chacun qu’il sera possible de lutter contre la pollution plastique des océans. Merci à vous.

 

[1] Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement

 

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