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En direct du bord - Escales odyssée - Science 28 août 2020

Prélèvements de microplastiques, dans les eaux de surface japonaises

L’un des trois piliers du programme, mis en œuvre par la Fondation sur notre odyssée, est la contribution qu’il est possible d’apporter à l’avancée des connaissances scientifiques sur la pollution de l'eau par les plastiques. C’est à ce titre que l’équipage de Race for Water a pu réaliser un programme de prélèvements dans les eaux japonaises, entre Ishigaki et Okinoerabu, au printemps dernier dans le cadre d’une collaboration entre le Professeur japonais Atsuhiko Isobe (Université de Kyushu), la fondation Zeri Japan et notre partenaire local Saraya.

Il s’agissait de procéder à des prélèvements de microplastiques via un filet menta, dans les eaux de surface japonaises, selon un protocole établi par le Prof. Atsuhiko Isobe (Université de Kyushu) et strictement appliqué par nos marins.

L’équipe a déployé régulièrement, lors de session de 30 minutes, le filet manta, à au moins 20 mètres de l’arrière du Race for Water qui ne devait pas marcher à plus de 3 nœuds. « Nous devions ensuite noter les coordonnées GPS initiales et les coordonnées finales, la vitesse de l’eau en surface etc… Transférer le matériel dans un collecteur en bout du filet en le rinçant par l’extérieur avec de l’eau de mer. Nous devions enfin enlever le collecteur et passer son contenu à travers un tamis de 300 micron au-dessus d’un seau.
A cette étape, nous avons pu observer à l’œil nu et à l’aide de pinces propres plusieurs particules de plastiques notamment des billes de polystyrène. Il faut ensuite transférer les éléments répartis dans un coin du tamis dans un bocal en utilisant un entonnoir, de l’eau douce et de l’éthanol à 70% afin de conserver les échantillons. Une fois nos bocaux étiquetés, nous les avons mis au frigo, » décrit François Martin, capitaine de Race for Water.

 

Et Annabelle, second capitaine de résumer : « Durant ce trajet, nous avons tout du long observé des déchets flottants, sauf au voisinage de l’île d’Ishigaki et en arrivant sur Okino-erabu. Dans ces débris flottants, nous avons remarqué entre autres, énormément de bouées noires flottantes provenant de filets de pêche. C’en était effrayant… Nous n’avons pas vu beaucoup de méduses, et peu d’algues. Seul le premier prélèvement dans la baie d’Ishigaki présentait des résidus de laminaires. Par contre, nous avons vu beaucoup de plancton, phyto et zoo ainsi que beaucoup de larves de petits crustacés et de poissons dans tous les prélèvements. Les eaux ont l’air assez riches et, de ce que j’ai pu constater déjà dans le Pacifique, ça va souvent avec les micro-particules de plastique.
Nous avons également vu quelques baleines.
J’ai parfois été effrayée de ce que je voyais dans le prélèvement : la quantité de polystyrène est réellement affolante… Nos prélèvements du Pacifique étaient un peu moins long (15-20min si mes souvenirs sont exacts) mais j’ai tout de même l’impression que la concentration en particules est plus élevée ici, dans les eaux Japonaises. »

Le Professeur Atsuhiko Isobe, a été accueilli à bord du navire lors du passage de Race for Water à Fukuoka afin de récupérer les 16 échantillons collectés qui sont actuellement en cours d’analyses dans son laboratoire : comptage, mesure et identification des particules (type, forme, etc.).

Merci à nos partenaires Japonais qui nous ont permis de réaliser ce programme de prélèvements ; Zeri Japan, Saraya Group et le Prof. Atsuhiko Isobe (Université de Kyushu).

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